Publié le 31 Janvier 2016

Telle Mary Poppins

Telle Mary Poppins en errance,
Elle affronte les éléments hostiles.
Un ciel houleux et menaçant annonce la débâcle.

Mais d'incantation en incantation,
Elle résiste avec élégance
Car elle connaît le langage du corps
Que des déesses aimantes lui ont révélé.

Alors d'une arabesque savante et audacieuse,
Elle défie le ciel afin de négocier
Ce voyage au bout de la nuit dont elle rêve.

Soucieuse de rencontrer la Reine de la Nuit
Et de percer les mystères de l'au-delà,
Elle entame une danse qui pourrait être tribale ou rituelle.

Diabolique sera-t-elle ?
Ou simple curieuse éprise d'esthétisme et de rêve ?
Charmeuse et sensuelle elle sera assurément.

Parviendra-t-elle à séduire les étoiles gardiennes des cieux
Afin que le chemin qui s'ouvre à elle
Devienne volupté ?

C'est selon !

Fanfanchatblanc

Voir les commentaires

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Muse lithophone

Repost0

Publié le 20 Janvier 2016

Entre la haine et l’amour

Il y a mes larmes quotidiennes

Mon désespoir et mes courbatures

Les bâillements du soleil n’ont plus leur place

Je suis l’enfant qui toise l’invraisemblance

Le rocher qui montre son cul aux marées cupides

Je ne suis pas un phare

Pourtant je pleure mes vieux rafiots

Qui fracassent leur beau temps

Brisant leur boussole

Sur cette anamorphose

Et si tu partais vingt longues années

Je serai ton Argos

Toi qui est mon Ithaque

Qui ne le savais pas

 

Hobo-Lullaby

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Aragonite

Repost0

Publié le 5 Janvier 2016

Adresses inconnues

Poésie à deux mains

 

 

Sur cette terre il y a de la place pour tout ce qui vit et boit dans la rivière le lait des pierres d’opale

Le chemin tourne le dos à qui le fuit car sur son sol le sang a écrit des lettres indéchiffrables

Nous voyageons comme tout le monde mais l’heure ne sonne jamais sur l’horloge calcaire du retour

Dans les gares les derniers trains s’arrêtent et déversent leur flot ininterrompu d’égarés en l’absence, de funambules qui glissent et trébuchent sur le fil détendu de leur avenir

Tu avais choisi les roses de la haie, les piquants des fleurs reines qui écrivent dans les livres leurs traces embellies, leur sang de nacre était la nacelle recevant comme un enfant le sucre de tes mots

Mais, plus rares sont les roses de Palestine quand l’eau de la terre bénie ne sait plus où elle doit couler pour irriguer les naissances

Jusqu’au bout de ton cœur tu as parcouru les chemins qui menaient aux inconnus qui ne connaissaient pas le goût de ta chair épicée des pierres de ton pays

Les distances pleuraient comme des perles de cristal tombées des sacrifices en avalanches

Les papillons étaient des dates confuses dans les calendriers qui ne savaient plus leurs noms

Les papillons étaient les dattes au régime desquels les chairs avaient perdu leur fondant

Sur la dernière bouffée d’air tu écrivais et sans jamais te lasser en y croyant toujours car la terre Palestine était la rose des vents destinée à le voir tourner un jour.

 

Une urne pour préserver nos âmes de la poussière du temps

Roses contraires, roses propices.

Vous avez vos gloires, nous avons les nôtres. Ah, ce pays dont

Nous ne voyons que ce qui ne se voit pas : notre secret.

Gloire à nous : trône sur des pieds gercés par les chemins qui

Nous ont conduits à toute maison, sauf la nôtre !

A l’âme de trouver l’âme dans son âme, ou mourir ici….

 

Carole Radureau (05/01/2015) et Mahmoud Darwich, Nous marchons vers un pays (recueil Plus rares sont les roses, partie reprise en italique)

Voir les commentaires

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Aragonite

Repost0