A grands cris brûlants de Roger Colombier

Publié le 4 Septembre 2013

A grands cris brûlants de Roger Colombier

Le rêve turbulent a refermé sa porte

Laissant son cœur dehors aux serres des gerfauts

Sur l’horizon rien ne s’éveille de la sorte

Comme le jour tranché au pied de l’échafaud

Depuis un soleil noir picore nos étoiles

Défaufilant jusqu’au sang de notre drapeau

Recouvrant notre lilas sous un épais voile

Et murant l’avenir comme on scelle un tombeau

Pourtant hier encore nous marchions tous ensemble

Dans le verbe dans les usines dans la rue

Des vents inverses empêchaient qu’on se rassemble

Mais nous allions comme le soc de la charrue

Alors pourquoi avoir égaré la bonne heure

Attaché notre feu pour qu’il ne brille plus

Le songe ébauché par nos anciens gît et pleure

Combien des nôtres à cela se sont complus

Hardi repartons tisser les fils d’or du fleuve

A grands cris brûlants demain encore et toujours

Reprenons notre vie à ceux qui s’en abreuvent

Comme la source qui fait se lever le jour

Roger Colombier

Si tu vois la cigale sur l'arbre de l'amitié

Écoute sa chanson, elle est humanité

Si tu comprends l'occitan qui guide son sifflet

Tu saisiras la prose du poète Roger.

Carole Radureau

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Les chroniques de Roger

Repost 0
Commenter cet article

Roger Colombier 04/09/2013 09:10

Merci à toi qui me pousses dans mes mots, malgré parfois les rafales du vent noir qui font trembler et suspendre les coeurs.
Roger

caroleone 04/09/2013 12:36

Bonjour Roger,

Je crois bien que le vent est le pire ennemi de la muse de la poésie.....mais en le laissant siffler un bon coup, on reprend des forces et on fonce à nouveau.
Ce serait dommage que tu nous prives de ta si belle plume et de ton beau regard qui nous emmène sur les sentiers de ton cher pays au son des cigales et avé l'assent.
Merci encore pour la confiance que tu nous accordes sur ce blog en nous offrant tes poèmes de lutte.

Amitiés

caro