Publié le 30 Avril 2022

La rose Dame Soleil

 

Ceci n’est pas mon nom

Mais je l’adopte

Moi, fille de la brume

Née au pays où il pleut sans cesse

Je me sens bien sous ces tropiques magnanvilloises

Où l’on me vénère comme la Dame Soleil

 

Chaque année je me gonfle de joie

Chaque année je me sens plus précieuse

Chaque année je prends mon ampleur

Je crois être chaque année

De plus en plus lumineuse

 

Il y a en moi

Déposée par le regard du passant

Il y a en moi

Glissé par l’âme pure

Un trésor

Enfoui

Qui me fait comme circuler

De l’or dans la sève

 

Je me sens bien car je suis aimée

Et les fleurs aiment être aimées

Je me sens bien car je suis admirée

Et les fleurs aiment être admirées

Mais aussi

Convoitées

Mais aussi

Butinées

Mais aussi

Utiles à la pérennité de la vie

 

Je suis la figure de Dame Soleil

Peut-être une princesse Inca

Peut-être une princesse Maya

Je vibre de cette puissance

Je ne suis pas prétentieuse

Ne me prêtez pas de vilains mots

Car mon cœur est pur

Il est pur comme l’étoile est pure

Qui brille sur nos têtes

Même si parfois ça brûle

Tristement ça brûle parce que ça parle

Une langue de prévention

Que beaucoup

Font signe de ne pas connaître.

 

Carole Radureau (30/04/2022)

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Rosa rosa rosa

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Publié le 30 Avril 2022

Quand tout reverdit

 

Quand tout reverdit

Vient à nous le temps du jade

Le temps de la sculpture

Comme un masque froid sur nos vues

 

Quand tout reverdit

Vient vers nous l’époque de l’émeraude

Avec sa folie sa course sa profusion

Avec son luxe, elle pourtant si humble

N’en demandait pas tant

 

Quand tout reverdit

C’est le moment de l’audace

C’est l’ère de la conquête du fruit

Celle de l’hégémonie de l’herbe

 

Il n’y a pas un espace que je ne verdirais pas

Dit, tout bas, la chlorophylle

Je veux,

Moi aussi,

Etre une conquérante, la

Gengis Kahn de la nature sous les pas de qui

Tout d’écrase

Hégémonie de la verdure

 

Quand tout reverdit

Le rêve est vert lui aussi

Il ne veut pas mûrir

Il ne veut pas vieillir

Il aimerait, si cela était dans le champ du possible

La bonne volonté de dame chlorophylle

Garder sa sève verte

Car écrire à l’encre verte, vous le savez

C’est sa vertu.

 

 

Carole Radureau (30/04/2022)

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Verde que te quiero verde

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Publié le 26 Avril 2022

J’ai enfumé le monde

 

J’ai enfumé le monde avec le pollen de mes mots

La nuée de graines de pissenlit

J’en ai fait une mare à idées jaunes

J’ai volatilisé le suc en poudre éphémère des nuages

En ait saupoudré l’essentiel de la mémoire

 

Je ne veux pas de cette image de croqueuse de terre

Qui colle à ma peau de blanche, d’occidentale

Ça fait un bail que j’ai épousé la terre-mère

Je l’a ressens depuis ma naissance

Même si l’on a détourné d’elle

Mes yeux, mes

Mains ne l’ont jamais quittée

 

J’ai disséminé le monde avec l’argile verte pas encore mûre

J’ai inséminé le monde avec de l’or pur en quatre vers

N’est-elle pas belle la poésie de la terre ?

 

J’ai bricolé le monde avec deux pierres précieuses

Allez ! ils ne les achèteront pas

Je les ai offertes en offrande à la terre

Ne viennent-elles pas de son utérus ?

 

J’ai enfumé la planète avec des poésies trop mignonnes

Qui ne disaient pas assez fort ce que je pensais tout bas :

Elle est coincée ma glotte de poète par la bulle blanche de

La perplexité

L’habitude de ne pas vouloir choquer

Le conformisme qui ressort sous les bras comme une suée

Que l’on ne veut pas admettre.

 

J’ai enrêvé le monde avec des mots qui se voulaient

Velours de pierre

Marne de tendresse

Silex d’agonie

 

J’ai fustigé le monde en lui disant de rester calme

Pendant que je le tiens

Pour lui administrer deux cuillerées d’anar poésie :

Ça pique par moment

Ce n’est pas toujours frais

Mais ça vient toujours du cœur

N’est-ce pas là, l’essentiel ?

 

Carole Radureau (26/04/2022)

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Désir de terre

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Publié le 24 Avril 2022

......écoutez son sang qui bât

Entendre le glouglou de ses boyaux....

 

......boire à sa sève

La connaissance.....

 

Réconcilier la fibre et le sens....

 

.......apprendre en toute conscience

La simple histoire de la vie

Inscrite dans chaque cercle concentrique.

 

Etre absorbé.

 

.....sans cesse

Se sentir choyé.

 

Sans cesse

Se sentir protégé......

 

Au cœur de l’arbre où l’on est bien.

 

Pourtant

Un jour il faut le quitter

Son lit sa loge son nid

Sa cabane au Canada

Qui tient debout sans poutres ni sans fondations

Avec un toit de canopée

Où les rayons du soleil

Viennent se briser et repartent

Déconcertés par tant d’audace.

 

...ah ma petite loge dans mon arbre-mère

Mon arbre-père et grand-père et grand-mère

Une grande famille, bref.....

 

Tu m’as donné la plus belle des forces

En toi j’ai appris à grandir

J’ai appris à voler

J’ai appris à me concentrer sur ma prochaine mission :

La vie sans toi.

 

Carole Radureau (24/04/2022)

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux muses

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Publié le 23 Avril 2022

 

Jour de la Terre-Mère

Tiens, tout à coup

On t’a oublié !

 

Oublié de ce côté-ci du monde

Celui

Déconnecté

Qui s’en va abîmer tes terres

Sans cesse et puis tes peuples

Sans cesse sans se

Soucier

De la misère sur place

De la grande sévérité

De son propos colonialiste

De son propos extractif

De son propos expansionniste

Sans parler de celui qui évangélise.

 

Jour de la Terre-Mère

Tiens, sans omission

Le sud, te l’a fêté.

 

C’est un jour d’éducation

Un seul il est vrai ne suffit pas

Il faut bien commencer un jour

Pourtant certains y songent toute l’année

Mais ici ce n’est pas le cas

Il faut que ça sonne le matin sur google

Pour que chacun y pense.

 

Moi je voudrais que chaque jour soit le jour de la Terre

Comme il l’est pour moi

Comme il l’est pour l’oiseau et l’abeille et tout ce qui vit

Sans se poser de question

Juste savoir dire merci

Arrêter de toujours vouloir plus

De se plaindre sans cesse

Il faut se contenter de peu

Mais surtout se contenter de beaucoup

Car n’est-ce pas beaucoup que de respirer

Un air pas encore trop trop pollué

N’est-ce pas beaucoup que d’avoir à mettre dans son bol

Un café

Dans son verre de l’eau

Dans son assiette un repas

N’est-ce pas beaucoup que de vivre dans le confort

De faire des projets

De regarder se lever le soleil

Et les roses s’entrouvrir ?

 

Moi, je veux rendre à la terre

Un peu de ce qu’elle me donne

Un fruit, une plante, des feuilles, ce que j’ai su faire pousser

Rien ne doit venir du commerce

C’est une offrande elle doit venir de nous

De ce que l’on a fait de la Terre, de ce que l’on a grandit d’elle,

Ce que l’on a recueillit d’elle c’est ça

Qu’il faut lui donner.

 

Enfin.

Selon moi.

Essayez.

Ce n’est pas que du symbolisme.

C’est de la reconnaissance.

C’est de la renaissance.

C’est comme dire merci, maman,

Pour mon petit-déjeuner.

 

Carole Radureau (23/04/2022)

 

 

Jour de la Terre-Mère

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Terre-mère

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Publié le 21 Avril 2022

Cormoran de Tasmanie Par JJ Harrison (https://www.jjharrison.com.au/) — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=34776219

Cormoran de Tasmanie Par JJ Harrison (https://www.jjharrison.com.au/) — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=34776219

 

Cultiver la dynamique du vent

Comme l’oiseau

Se coucher dans son lit

Et

Se laisser porter

 

Cultiver la politique du contraste naturel

Jongler avec les verts avec les bleus

En y ajoutant la pincée de sel du nuage

Oublier le poivre de l’actualité

 

Connaître par cœur la pensée sauvage

La connaître jusqu’au plus profond de son cœur

Car en lui se trouve

L’accès du plus profond du nôtre

 

Cultiver la langue véritable

Celle qui jamais ne fourche jamais ne bave jamais ne triche

Avec les paroles

Car les paroles sont sacrées

 

Ne sortent-elles pas de bouches qui savent aussi

Parfois

Embrasser

De bouches qui savent aussi parfois

S’alimenter en goûtant le délice des fruits de la vie ?

 

Cultiver l’art de ne rien faire

Paresse est un gros mot à rayer du dictionnaire

Paresse symbolise travail qui symbolise exploitation dans la plus courante de ses formes

Ne rien faire et regarder

Admirer serait le juste mot

Tout ce qui vit

En se disant en se rappelant en se récitant :

Je fais partie de cela.

 

Carole Radureau (21/04/2022)

 

Méliphage de Nouvelle-Hollande By Jinesh PS - Previously unpublished work, CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=82589275

Méliphage de Nouvelle-Hollande By Jinesh PS - Previously unpublished work, CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=82589275

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Pierre de vie

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Publié le 18 Avril 2022

Contempler la mer dans ma tête

 

Moi, je veux contempler la mer dans ma tête

Parce que ses vagues me parlent.....

 

D’un pas de deux couper la trajectoire du soleil

Quand déclinent les sons.....

 

Sourire de biais au coin fidèle de l’aurore

Quand la canopée traverse comme une épée le cœur de l’aube.....

 

Imiter la lumière en sifflant tel le merle

En un concert infini le dimanche en fin d’après-midi....

 

Moi, je veux réciter les vers qui me viennent à l’esprit

Sans me soucier de la langue.....

 

Hisser les étoiles sur une perche, les accrocher au toit

Avec le fil invisible de l’espérance.....

 

Profiler de la déclinaison des couleurs naturelles

En leur adjuvant la soie, l’agate et la demeure.....

 

Penser sans trop penser ni se dépenser car l’heure est sombre

Pourtant la nature resplendit.....

 

Moi, j’aimerais porter un petit flambeau au bout de ma plume

Pour distribuer de la lumière à ceux qui ont froid....

 

Pour distribuer de l’espoir à ceux qui ont peur

De la pleine conscience à ceux qui ont peur.......

 

Et la peur, toujours, est une mauvaise conseillère.

 

Et il n’y a rien à conseiller.

 

Juste attendre en admirant le pourpre des arbres

Fondu comme un fromage dans le vert des arbres......

 

Moi, je voudrais écrire des mots forts comme un fromage

Aussi piquant que lui et même sur certains, il y a des petites bêtes qui courent....

 

Où vont-elles, où vont-elles ?

 

Carole Radureau (18/04/2022)

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Agate de l'aurore

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Publié le 15 Avril 2022

Et vous vous demandez : Que faire ?

 

Et vous ne me demandez pas : Que faire ?

Y-a-t-il quelqu’un qui le sait ?

Comme de se prononcer

Donner des diagnostics

Donner des pronostics

Et faire peur.

Je sais le faire, aussi,

Pourtant,

Je sens au plus profond de moi

Que seul compte ce qui est, ce

Qui peut-être selon le moment

Bon ou mauvais

Mais qui est, malgré tout,

C’est une certitude

Il faut s’en contenter :

Par exemple le bleu du ciel

Toujours précieux au printemps (le plus beau ciel)

Sourire le voyant et pourtant

Sans se départir de sa critique

Voyant toutes ses stries blanches

De plus en plus nombreuses :

Air du temps : pollution, terre-mère qui part en fumée.

 

Le moment présent c’est le chant du merle :

Sourire et les oreilles qui en prennent

Plein la vue

Ne pas se projeter

Juste écouter car c’est beau

Ça accompagne plusieurs semaines de bonheur :

Le chant du merle :

Un cycle.

 

Ne pas se projeter.

Laisser dire par exemple la petite voix dans la tête :

Ah ! Le chant du merle !

Comme c’est triste quand on ne l’entend plus !

Non.

Le chant du merle.

Point.

Comme une évidence.

 

Je me sens bien quand le printemps est là.

Pourtant mon mental m’envoie sans cesse des images tristes

Des projections

Une sorte de point d’exclamation pour me faire perdre pied

Je le sens, je le sais mais ô miracle :

Je sais l’identifier !

Ah ! Mais tu ne vas pas gâcher ma fête du ciel bleu et du chant du merle !

Respiration consciente.

Et voilà que le mental s’évapore comme une bulle de savon :

Ici domine le chant

Et la couleur

Bleue

Assortie d’une couleur

Rose

De pommiers en fleurs

Et

D’une couleur du plus beau vert éclatant

De ce vert de printemps.

 

Cela suffit à rendre heureux

Remercier la terre-mère pour ceci

Ce miracle de la vie.

 

Le reste est inconnu

De moi, de vous, de nous

De toute la terre

Les gitans disent qu’il faut vivre ce moment présent

Comme s’il était le dernier :

Toujours écouter la voix du nomade

Car c’est le dernier à survivre

En la tenue des temps premiers.

 

Quand le moment sera venu d’agir

Chacun de nous comme il le peut,

Quand sera venu le temps de la lutte

Le temps de faire quelque chose à notre portée

Selon notre conscience

Nous agirons.

Avec force.

Avec conviction.

Avec efficacité.

Avec justesse.

 

Mais pour le moment prenons des forces au printemps.

Prenons de sa graine et grossissons d’elle comme d’un enfant précieux.

 

Carole Radureau (15/04/2022)

 

Et vous vous demandez : Que faire ?

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Primavera

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Publié le 12 Avril 2022

 

Pose une fleur sur ton cœur

Entends-tu ?

La fauvette a chanté.

 

Pose une fleur en ton âme

Vois-tu

La rose a fait trois vœux.

 

Pose une fleur sur ta bouche

Tes paroles

Fusent

Comme des papillons.

 

Pose une fleur sur ta vie

Le sourire revient.

 

Pose une fleur sur ton chemin

Le pissenlit c’est le signe du soleil

L’ortie vient te donner le message du temps

La rose se glisse dans sa robe de soirée

Pour illuminer de joie la nuit.

 

Pose une fleur sur tes rêves

Une fleur douce et légère

Voile d’harmonie

Coton de douceur :

La tendresse n’attend pas

Elle est là pour qui sait la recevoir

Entre les lèvres de l’aurore

Et le baiser du soir

Qui porte en lui la grande nuée infinie.

 

Carole Radureau (12/04/2022)

Pose une fleur sur ton cœurPose une fleur sur ton cœur
Pose une fleur sur ton cœurPose une fleur sur ton cœur
Pose une fleur sur ton cœurPose une fleur sur ton cœur
Pose une fleur sur ton cœurPose une fleur sur ton cœur

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Pierre florale

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Publié le 11 Avril 2022

Pour des moments présents qui chantent

 

 

Pour des moments présents qui chantent

Je te demande, poésie

De m’accorder le mot

La parole nouvelle

Pour écrire le monde pour décrire

Le monde pour encore

Pouvoir

Le parcourir à tes côtés.

 

Prendre la branche, la feuille naissante

Dans toute la splendeur de sa fraîcheur

La hisser

Sur le sommet d’un Aconcagua de renouveau

Comme l’est,

Le printemps.

 

Merci de m’amener la lumière

De m’apporter la vision qui l’accompagne

Qui la commente

Qui la sublime.

 

Je veux d’un commun soleil

Ouvrir la porte à des réalités

Dont l’essentielle est la découverte

D’une lumière qui nous envahit

Comme pour nous indiquer la voie à suivre.

 

Il nous en faut des forces, poésie, aussi

Ne laisse pas

Sur le bord de la route

Ma voix

Ma voix percée, cassée, brisée par trop d’espérances.

 

Je ne crois pas que nous soyons sur le bon chemin

Quand celui-ci

Nous est proposé nous est imposé et qu’on le suit malgré nous.

 

Le chemin est propre

C’est le chemin où nos pas

Glissent sur nos vœux où nos choix

Brodent les herbes folles de l’énergie

Que cette lumière n’est plus comme une bougie

Au bout du chemin

Mais un voile clair

Qui envahit tout.

 

Je veux

De façon précise

Continuer

De faire renaître ta prose, poésie

Dans le ventre mou de l’ignorance

Remplir de colombes le ciel de la terreur

Et de rossignols

La forêt des cauchemars.

 

Si précisément

Je demande la chanson latine, le folklore

Qui sont

Les compagnons de nos luttes pour un monde meilleur.

 

Peut-être est-il trop tard pour espérer ?

Du moins veulent-ils que nous le pensions !

Du moins veulent-ils de toutes leurs forces

Nous faire douter, nous faire nous résigner, nous désespérant

Au point de nous vendre leurs sales affaires :

Pandémie, guerre, misère, sang et larmes.

NON.

 

Lumière, poésie, chanson, oiseaux, nature-même en son cœur

Comme une grande cause de notre présent

Avec une dame soleil de reconnaissance et de joie.

 

Pour des moments présents qui chantent :

Rien ne sert de trop se projeter

Rien n’a jamais été plus juste

Que de se plonger dans ce qui est, notre vérité, notre Etre

Notre propre moment présent

Car celui-ci, vous le remarquerez

Il est toujours construit sur cette lumière.

 

Que celle-ci ne cesse de jaillir en vous :

Evidence.

Même dans le brouillard même dans la nuée

Il y a quelque part

Parfois

Cachée au fond d’un tiroir,

Dame lumière

Avec son fil à patte

Prêt à être tiré.

 

Le printemps nous aide à tricoter la toile

D’une parole prospère.

 

La nature est la mère des mots.

 

L’oiseau le compagnon subtil

De toute reconstruction.

 

C’est dans le chaos

Que naissent les consciences.

 

C’est du fond du gouffre que

Tout soudain

L’eau rejaillit.

 

C’est au pied du mur

Peut-être

Que naît l’éveil de la conscience.

 

Carole Radureau (11/04/2022)

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Pierre de la conscience

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