Publié le 29 Juillet 2023

 

 

Sialinette

Toi mon doux ruisseau

Je voulais que tu saches

L’éternité de ton enfance

Le sourire de ton onde au brumes de novembre

L’éclat de tes reflets au soleil insomniaque

Ton tendre gazouillis aux premières giboulées

Je me souviens de notre première fois

Tu délaçais mes souliers

Moi je te souriais

Ton complice le vent abreuvait mes oreilles

Je me frottais sur tes berges

Comme un chat ronronnant

Tu m’as tenu tant de fois la main

Pour ne pas que je tombe

Tu m’as enseigner tant de choses simples

Voir avec les oreilles

Ecouter avec les yeux

J’ai croiser tant de fois

Pablo et Huckleberry  qui te rendaient visite

Tu m’as offert le plus beau des présents

Celui qui permet aux prisonniers

De chevaucher les oiseaux

 

Hobo Lullaby

Sialinette

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Chemin de vie, #Fragments de Vivarais

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Publié le 24 Juillet 2023

….fragments de Vivarais….

 

Où que tu sois,

vois

vert

non pas vert politique

vert-nature

vers la nature et vers

l’

envie

de

la

préserver

coûte

que

coûte.

 

Quel prix ça coûte le progrès ?

Quel prix ça coûte le développement ?

 

Ca coûte un rein vert.

Non pas un rien, sinon

un

TOUT.

 

Un tout vert

un rien que du vert

un que l’on voit

parmi

les petits trous.

 

Trous de lumière

Lumière sur le vert

Lumière verte

Canopée.

 

Canopée de lumière filtrée

Douée

Dorée

Adorée.

 

Canopée précieuse

Fileuse

Entremetteuse

Joyeuse

Enjôleuse

Ragaillardie

Car on l’aime.

 

Elle,

elle le sait

qu’on

l’aime

la petite, la grandissime

la verdoyante

la rassurante

la gouleyante

la puissante.

 

Verte comme je t’aime verte

vert ramage, vert

feuillage

vert annonciateur

vert non corrupteur

vert colibri, vert comme

je

t’

aime

vert

vert alambiqué

vert mordoré

vert cuivré

vert brillant

vert aromatisant

vert velouté

vert émerisé……

 

Mille nuances de vert

En ton cœur

Mets, mille nuances de vert.

 

Prends-les pour ce qu’elles sont

Des sons, des unissons, des

Chansons, des forces, non

des contrefaçons,

Mille milliers de façons d’aimer

La verte Terre-Mère

Toute enverdie de hardiesse

De témérité

De résilience.

 

Vert de la résilience

Vert de la résistance

Vert de l’omniprésence

Non de l’impuissance.

 

Oui au vert de la régénérescence

Main dans la main avec le vert

Comme un blanc-seing

Comme une évidence

Main dans la main

Avec

La

Vie sauvage.

 

Carole Radureau (24/07/2023)

 

Inspirée par cette photo de Serge

Ici nous fêterons la verdure

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Fragments de Vivarais

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Publié le 23 Juillet 2023

 

Fais-moi cygne

Fais-moi, oiseau d’eau

De phare et de feu

Qui, au beau semblant de l’aube

Tremble si peu que ne trouble

L’eau la parole muette.

 

Fais-moi signe de conquête

Jonglant avec les ondes

Capturant les nuances

Et les borborygmes des poissons

Le sanglot long des crevettes

La lymphe fatiguée des éphémères.

 

Laisse-moi danser sur le lac

Un langoureux tango

Balançant de droite et de gauche

Le voluptueux cou dont on m’a doté

Pour doucement

Me gargariser des bulles translucides

Emises par les petits rots énigmatiques

De dame grenouille.

 

Laissez-moi danser le tango

Sur le lac des signes.

 

Carole Radureau (23/07/2023)

 

Inspirée par cette photo de Gianni

Le lac des signes

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux muses, #Gianni ou fragments de vie sauvage

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Publié le 23 Juillet 2023

 

 

…fragments de Vivarais….

 

Au pays des antennes

L’insecte est roi

Il a dans le magasin de la nature

Toute une collection de paires d’antennes

A disposition

Parfois poudreuses

Parfois nectarifères

Parfois embaumant

Parfois s’évaporant.

 

Au pays des insectes-roi

Qui es-tu toi,

Bel inconnu ?

 

L’ardeur des antennes non émettrices

D’ondes néfastes

Est prégnante

Emouvante

Odorante

Fascinante

Comme une mini planète

Envoyant ses messages

Au reste de l’univers.

 

L’insecte

S’envolant

Emporte avec lui la magie du moment

Le pollen, l’impression, la folie qui s’épand

Nuée, poussière, urgence

Pour en dansant

Ensemencer le monde.

 

Carole Radureau (23/07/2023)

 

Inspirée par cette photo de Serge

Au pays des antennes

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Fragments de Vivarais

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Publié le 21 Juillet 2023

…..fragments de Vivarais….

 

La pensée baladeuse sur les pentes

Se promène

Entourée de ces herbes-folles-là

Qui s’inscrivent en force

Quand la faux est absente.

 

Herbes folles qui dictent la cadence

Qui aiment se fondre

Fond d’écran d’une nature préservée.

 

Les idées sont censées voyager

Prendre le train  en marche de la vie sauvage

Pour chevaucher le chiendent

Comme l’épi de riz sauvage

Qui se récolte au sein de la pirogue

Comme l’herbe laissée

Sauvageonne et libérée

Au cœur de la milpa ancestrale.

 

Il ne faut pas tout désherber

Où est-il le manuel qui dit cela ?

Personne ne veut entendre la pensée puissante

Qui laisse libre cours aux plantes

Rien n’est laissé en désordre furieux

Dans la nature

Sinon la civilisation.

 

Herbes folles pas si folles.

Idées sages pas si sages.

L’idée est folle quand elle sort du rang.

L’herbe est sage quand elle se laisse couper (

Aïe, la faux a beau se radicaliser

La racine en rigole sous cape

C’est la belle vie des adventices

Qui se la coulent douce là

Où le regard perfide de l’homme ne peut

Aboutir.

 

Carole Radureau (21/07/2023)

 

Inspirée par cette photo de Serge

Herbes folles, idées sages

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Fragments de Vivarais

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Publié le 19 Juillet 2023

 

Les petits départs

Ne font-ils pas

Les grandes arrivées ?

 

Là où ça pousse gentiment

Ça grandit en clamant

Un désir de liberté.

 

Les petits départs

Cultivant l’humilité

Laissent pousser en eux

Des graines capacitaires.

 

C’est en avançant, léger

Que l’on ne fatigue pas

Sa monture.

 

Il faut cultiver la mémoire lumineuse

Grandir sous son œil sévère

Croître juste ce qu’il faut

Pour atteindre la canopée.

 

Les petits départs

Font les grandes fiestas

Un jour se pare la couronne

D’un halo de feuillage.

 

Un jour peut-être se construit

Un nid

Dans un ex petit départ

Qui a tout soudain grandit

Même si cela lui prit douze ans.

 

Le nid c’est la récompense

Car dans la joie de voir grandir

On voit la joie de l’insouciance.

 

Et le désir

De voir grandir son parasol

Pour en faire une ombre si propice

Que chaque année

Viennent ici nicher

Tous les oiseaux de la terre.

 

Carole Radureau (19/07/2023)

 

Inspirée par cette photo de Gianni

Les petits départs

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #L'arbre qui fait parler de lui

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Publié le 19 Juillet 2023

photo de Serge

photo de Serge

 

…..fragments de Vivarais….

 

Je vois des aigles partout

Même si je n’en ai jamais vu

Je n’ai même pas de double vue

C’est un effet de mon imagination

Je prends une branche de feuilles mortes dans le bois

Pour un engoulevent, ou un oiseau pas du tout du coin

C’est ainsi que je me promène

Avec ma créativité en bandoulière.

 

Mais la buse elle on ne la fêterait pas

Car il n’y aurait que l’aigle qui serait formidable ?

La buse qui vole au-dessus de nous

Avec sa grande envergure ?

Elle que l’on trouve commune

Qui l’est assurément

Mais qui n’a rien à envier à l’aigle

Les buses sont exceptionnelles.

 

La voir ainsi non en vol

Au repos sur sa branche, c’est inédit

On a envie de l’admirer

D’en savoir plus sur elle

Buse forestière c’est dans les arbres qu’elle niche

Près d’une zone ouverte, ne ratez pas les prairies

Planeur hors pair elle utilise sa grande surface planante

Elle peut planer longtemps sans battre des ailes

Elle se sert alors des courants ascendants

La buse est un auxiliaire précieux pour les agriculteurs

Qu’elle débarrasse des rongeurs (encore doivent-ils le reconnaître)

Car ainsi que son compère le renard l’homme l’avait classée comme « nuisible »

Ah ! dites-moi ce qui n’est pas nuisible pour l’homme ?

Quand elle est amoureuse la buse procède à une parade nuptiale

Qui parait-il est exceptionnelle

Elle n’a rien à envier aux aigles ni aux pygargues

Voltiges aériennes, accrochage des serres, piqués vers le nid

Comme la nature est surprenante

Comme on sait peu d’elle alors que tout ceci se déroule autour de nous

Au-dessus de nous

La femelle pondra 2 à 4 œufs

Elle va les couver 35 jours remplacée par le mâle quand elle doit sortir du nid

Il faut 2 mois pour élever ses oisillons

Les rapaces sont plus longs à grandir que les passereaux

Ensuite les parents s’occuperont encore d’eux 2 mois supplémentaires

Le poussin est un cadeau précieux

Il suscite toutes les attentions

 

La buse s’exprime par un miaulement plaintif :

« kiiaaaahh » dit-elle

Le geai des chênes sait parfaitement imiter ce cri !

Cet oiseau n’est pas menacé

Ce qui fait du bien à écrire croyez-moi

Je voulais ici mettre à l’honneur

Cette magnifique prise de vue de Serge

De la buse à l’arrêt

Et de celle en vol de Gianni

Je pense qu’il s’agit d’elle.

 

Buteo buteo

Busardo ratonero

Aguia-de-asa-redonda

La buse variable notre oiseau rapace à nous que l’on a

Ce n’est pas un aigle, mais pas loin non ?

 

Carole Radureau (19/07/2023)

 

Inspirée par ces photos de Serge et de Gianni

 

photo de Gianni

photo de Gianni

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux muses, #Fragments de Vivarais

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Publié le 17 Juillet 2023

 

….fragments de Vivarais…..

Au pied de mon arbre
Je vivais heureux
Je n’avais certainement
Pas trouvé mieux
Moi, le fils de la Lune et de la Pluie
Sous mon chapeau joli
Je trônais, roi des bois
Comme un qui ne s’y croit pas.

Au pied de mon arbre
La nature foisonne
Ici il y a de l’humidité
Ici il y a de l’humus
La vie prend pied
Comme le pied de l’arbre
Sur cette faille précieuse
L’arbre abrite le champignon
Qui abrite la petite vie inconnue.

Je ne chanterais pas la chanson
Le cœur y est
Car au pied de mon arbre
C’est aussi Auprès de mon arbre
Qui d’autre qu’un champignon
Pour vivre,
Ici,
Heureux,
Qui d’autre qu’un
Champignon ?

Carole Radureau (17/07/2023)

Inspirée par cette photo de Serge

Au pied de mon arbre

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Fragments de Vivarais

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Publié le 17 Juillet 2023

 

Ici l’écorce se fait rouleau

Ici l’écorce se plisse

Elle laisse échapper la parole

Et le mot

Vers la destination inconnue

 

Ici le tronc n’est pas nu

L’on imagine dans ses ravines

De petites colonies d’insectes

Qui se tiennent à la queue leu leu

Pour gravir la colline

De

L’

Arbre.

 

Il y en a de plus en plus dans le bois

De ces arbres-là

Sont-ce des robiniers faux-acacias ?

Ce ne sont pas des espèces natives

On les remarque, on ne distingue pas

Toujours la canopée

Ici l’on ne sait pas identifier

Les essences…..

L’essence tue l’essence

Le mot chasse le verbe

La parole de l’arbre est sacrée

Quoi qu’il en soit.

 

L’arbre fait parler de lui

L’arbre aime que l’on parle de lui

(pas pour dire qu’on l’a abattu non)

L’arbre adore être le héros des légendes

Des contes, des mythes, des mythologies

Il est plus souvent le héros des sciences

Quid de toute son anatomie ?

 

Cherchons le guide

Trouvons-le

Ce n’est plus possible de ne savoir mettre de nom

Sur untel ou unetelle

Autrefois les gens connaissaient leur habitat

Tout ce qui y vit, tout ce qui y pousse

Connaissant chaque bienfait les toxicités parfois

Nous, nous nous comportons en touristes

En promeneurs pas toujours observateurs

Nous posons notre regard sur telle espèce

Sans savoir la nommer

Où est-il le guide ancien qui nous aurait formé

Où est-elle l’ancienne qui nous guiderait

Dans le dédale des bois, nous formant ?

 

Nous souffrons d’un effondrement culturel

D’un désintérêt pour notre lieu de vie

Nous souffrons d’un regard exigu

Toujours portés que nous sommes sur ce qui nous sert

Comme des consommateurs.

 

Mon écorce a parlé elle a dit vous avez compris

L’on ne peut continuer à errer sans savoir

A connaître l’au-delà

Sans connaître son territoire

La vie est un apprentissage permanent

Se former s’est permettre à l’écorce de parler

De l’entendre d’en tirer les enseignements

Se former, étudier s’est ne pas laisser la proie pour l’ombre

Le ver dans le fruit méconnaissant la fleur

Se former s’est vaincre toutes les ténèbres

C’est assoir au cœur de la forêt

Le siège de l’érudition.

 

Carole Radureau (17/07/2023)

 

Inspirée par cette photo de Gianni

Ecorces en mal de mots

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Publié le 13 Juillet 2023

 

Reflet de ce qui est

Ou de ce qui n’est pas ?

L’onde a pris le pas de l’eau

Dans son courant émouvant

Ce qui a vocation à être reflété

Ne peut

Sans équivoque

Eviter de l’être.

 

Je ne suis pas poète, moi,

Arbre au bord de l’eau

Je confie seulement à l’onde

Le reflet de mon aura

Comme un cadeau précieux

A elle de le retranscrire

A vous de le lire comme un manuscrit

Un parchemin, un par le chemin

De l’eau et de la terre

En se laissant guider par la musique

Qui joue de la harpe et du violon

Dans le ramage de mon adage

En se laissant guider par le son du tango

Surgit, ici,

Comme par miracle (le tango est partout où se niche la vie).

 

C’est un arbre dans le fond

Un que l’on croirait noyé

Noyé ou étouffé par les bras d’une eau

Trop possessive

Il tremble, tremblote, grelotte, frémit,

Frétille, sursaute, surgit, parfois

Pour épouser son double

L’embrasser à pleine bouche

Le remercier pour son enveloppe

Sans laquelle, nulle image dans le fond

De l’eau, dans le limon, dans la pègre.

 

Arbre qui ne se confond pas avec celui

Des

Origines

Il sait rester à sa place, ô par chance

Il en a deux :

Une ici les deux racines sur terre

Une dans le lac, les deux bras flottants

Ceci n’est pas le cas de tous les arbres

Avoir son reflet chaque matin

En pleine vue, même quand les yeux sont encore

Difficiles à mettre à pied d’œuvre

Pour s’écarquiller sur le monde

Avoir l’œil frais et le vrai regard

Pour comprendre, apprendre, savoir, attendre.

 

Refléter comme compléter

Comme veiller à combler un vide

Qu’y avait-il dans cette eau avant l’arbre ?

 

L’imagination va,

Aidant,

La lyre est folle quand la muse saute sur le dos

De son apaloosa tricolore

Il saute l’obstacle,

Traverse les ruisseaux,

Escalade les montagnes,

Danse avec les chamanes,

Se laisse tresser sa crinière,

Y glisser une couronne de fleurs

Aux couleurs de la poésie,

(c’est-à-dire rouge et noire).

 

Dans le reflet se voit l’aurore

La nuit qui finit

La douleur quotidienne

La survie.

 

Même si le temps est beau

Le reflété reflétant le reflet est tremblant

Confus et timide, humble et calme

Il sait que rien n’est acquis

Que le fil de la vie est fragile

Il sait que la ligne est tendue sur la face du monde

Il sait que la lutte pour la vie prend un tournant

Néfaste, furieux, violent,

Tremblant pour les humbles, les courageux, les

Valeureux : rien n’a jamais été si près de s’effondrer

Nous dit le reflet…….

 

Mais il faut terminer, muse

Sur un point positif comme il se doit chaque fois que tu es sur ta monture

La vie est belle qu’on se le dise : reflétez-moi, arbre,

Dans toutes vos langues et chantez-moi dans vos langues anciennes

J’attends les devoirs de vacances

Je noterais large à mon habitude

La note sera le reflet de la beauté

Qui se noie chaque jour dans l’onde

Avec moi.

 

Carole Radureau (13/07/2023)

 

Inspirée par cette photo de Gianni

L’arbre dans le lac

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Reflets, #Gianni ou fragments de vie sauvage

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