Publié le 31 Décembre 2018

 

image

Mercis à la Terre-Mère

Te remercier
Une fois dans l’année :
Mais qu’est-ce que c’est ?
Mais qu’est-ce que c’est ?

Il faut remercier pour tout
Il faut remercier et joindre l’acte au mot
Pour chaque chose
Pour chaque jour
Pour chaque sourire
Pour chaque main
Pour être, simplement.

Car si l’eau rafraîchit
Car si la nourriture est
Car si le soleil brille
Car si la pluie rafraîchit
Car si la terre est belle
Car si le fruit tombe dans la main
Car si la vie sourit
Car si l’air est doux à respirer
Car si la santé
Car si l’existence
Car même si les choses tristes
Le cycle de la vie
C’est à toi qu’on le doit.

N’oublie pas de dire merci
N’oublie rien car la gratitude est un tout
Bien emballé dans la feuille éternelle de la vie.

*------*


Merci à ceux que j’aime

Vous remercier
Mes proches
Pour la présence et pour l’absence
Pour la parole et pour le silence
Pour des choses parfois très simples qui me font du bien
Bouquet de persil ou sourire
Petits présents du quotidien
Objets ciblés lectures ciblées et n’oubliez pas l’oiseau
La
Compréhension et
L’
attention
Vous remercier car la force est pure
Et hautes sont les lumières de l’espérance.

Il y a un chemin à parcourir et la souffrance y a creusé des ornières
Vous remercier pour le pont au-dessus d’elles
Vous remercier pour la citadelle réconfortante
Vous remercier pour la patience et la tolérance
Il n’y a pas de degrés sur l’échelle de la vérité
Il n’y a que de petits points qui se touchent jusqu’à faire une ligne
Une ligne solide et fiable
Sur laquelle on peut compter.

*----*


Merci aux enfants du monde

Merci enfants du monde d’être et de ne pas paraître
De chercher et de trouver
De vivre en connaissant la vérité et en s’y tenant
D’être respectueux envers la terre-mère les gens les animaux et les plantes
L’eau et la montagne
Merci enfants du monde de chercher la sagesse
D’être en quête de conscience
De travailler pour être bons
Merci d’oublier la violence
De ne pas souscrire à la haine
De chercher la justice
De sourire à la vie au symbole de la rose
De sourire en voyant éclore les poussins
D’oublier les méchancetés et de chercher la pureté
La paix est une denrée trop rare
Ne pas omettre de la rechercher avec soin
Il n’y a pas d’autre message que de remercier pour ce qui est
De connaître la fragilité des choses
Des êtres
De la terre notre mère.

*----*



Merci à moi-même

Sur le chemin des roses
Il y a des aiguillons pressés d’en finir
Oublie-les
Ne garde que les pétales de soie
Et la couleur qui les accompagne.

Dans les ornières ne regarde que le ciel
La hauteur qui s’affaire
A redresser ses seins affaissés.

Merci de chercher ta vérité
Merci d’avoir trouvé la clé
Avec elle un début de paix :
La paix des roses.

Merci de continuer de vivre
De continuer d’y croire
De continuer la quête du savoir
La grande connaissance des autres.

Qu’elle est belle cette lumière qui à rencontré un spectre inconnu
Qu’elle est belle cette trajectoire que tu continues de tracer
Même si les forces manquent
Même si les conditions de vie trébuchent
L’envie est un moteur sacré
Qui ne coûte que l’énergie des roses.

*----*


Nouveaux mercis à la terre-mère

Tant de choses sont à notre disposition
Tant de beautés
Tant de merveilles
Tant de lumières
D’offrandes.

Tu nous offres sur un plateau d’argent et d’or
La littérature de la vie
La liqueur de la découverte
Il y a comme un cadeau trop beau
Il y a comme un don offert de bon cœur
Sans attente de reconnaissance
Et qu’en avons-nous fait ?

Ne pas admettre que chaque chose se mérite
Que chaque acte chaque don mérite le respect
Se poser en accapareur en pilleur en voleur en destructeur
Ce n’est pas le propre de l’homme originaire
C’est le propre de l’homme dit « civilisé »

Je ne serais pas celle qui jette l’opprobre
Je serais celle qui dit « Regardez ce que font les indigènes »
Leur parole est sacrée et pure leur connaissance
Ils ne prélèvent que le nécessaire
En sont reconnaissants
Pourquoi la parole simple de la sagesse
Sort-elle de la forêt, du désert, de la plaine, des montagnes ?
Pourquoi la simplicité de la vie sur terre
Nous est-elle transmise si purement par ceux que l’on ne veut voir ?

La terre est une orange expressément pressée, pressurisée.

Le pressoir est un collier étrangleur
Rivé dans chaque vie
Son action est une chaîne continue au retour incertain.

N’oubliez pas de poser votre regard sur le don
N’oubliez pas de remercier pour le premier pas du matin
Pour le bol de café et la tartine
Le beurre du merci est un beurre 100% vegan
Et la dent qui croque n’a pas de carie.
Merci pour ceci.

Et pour ceux qui n’ont rien
Merci Terre-mère de penser à tout
De le mettre à portée
Même si d’aucuns se l’accaparent
Nous, nous saurons détourner la main voleuse
Diriger le fruit vers la main qui se tend.

Carole Radureau (30/12/2018)

Voir les commentaires

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #La pierre de la gratitude, #Terre-mère

Repost0

Publié le 30 Décembre 2018

Une fleur d’hiver
Une qui n’est pas fière
Qui s’exprime
Simplement
Qui se fait sentir
Intensément.

Une fleur qui ne coûte pas cher
Une pour laquelle tu ne te ruines pas
Mais qui allume dans ton cœur
Un sentiment de joie.

Une fleur d’hiver
De noël de printemps
Jolie à regarder
Une invitée du foyer.

Tu ne peux pas la rater
Tu ne peux pas l’oublier
Finir une année sans sa marque
Olfactive
C’est comme s’il n’y avait pas eu d’année.

Une fleur d’hiver
Rose, bleue ou blanche
A présent pourpre ou violette
Peu importe
Ce qui compte c’est son cœur en diamant.

Carole Radureau (30/12/2018)

Une fleur d’hiver

Voir les commentaires

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Terre-mère

Repost0

Publié le 30 Décembre 2018

Par Juan Carlos Noreña — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=73530117

Par Juan Carlos Noreña — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=73530117

.......L'oiseau qui vole n'a pas de maître.......


Te voir t’ébattre
Dans un bain ferrugineux
Te voir calculer la trajectoire de l’os
Te voir
Envergure prodigieuse et nuageuse
Vol puissant
Au-dessus des montagnes
Avec ta jolie tête reconnaissable
Ton œil bordé de rubis
Ta barbichette d’obsidienne.

Mais Où-es-tu ?
Tu te fais trop rare
Ils se sentent comment ceux qui sont coupables
De la disparition d’une espèce ?

A voir les efforts pour rebâtir ce qui était prospère
A voir la difficulté à repeupler les espaces
Mais pourquoi attendent-ils qu’il soit presque trop tard ?

Te voir
Oiseau musclé
Avec ton cou orangé
Tes bottines qui ont l’air confortables
Ta stratégie de dernier maillon de la chaîne
Te voir
Ingurgiter des tibias entiers
Débarrasser la terre de tous ces os qui traînent :
C’est un grand luxe
C’est un grand honneur
Un que l’on aimerait connaître une fois dans sa vie.

Carole Radureau (27/12/2018)

Gypaète barbu
Gypaetus barbatus
Continents : Europe, Afrique de l’est, Asie (montagnes)
Régime : os, tendons, ligaments
Nichée : 1 à 2 œufs
Menace : En France En danger, au niveau mondial quasi menacé
En 2016 Pyrénées 43 couples
Alpes 14 couples
Corse 4 couples

Voir les commentaires

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oeil de faucon

Repost0

Publié le 28 Décembre 2018

La rose de la paix

« La vie nous offre en permanence des occasions de grandir et de changer. Car les fleurs les plus fragiles se frayent un chemin et poussent au milieu des pierres les plus dures. «

Blackwolf (Robert Jones) peuple Ojibwa et Gina Jones

Elle a émergé d’un rêve profond
La lumière était un réveil doux et calme
Surgissant de son désert
Elle a quitté la rude âpreté des pierres
Dans un sourire de lune

Son cœur était léger.

Mais la pierre n’était plus sa rude compagne
Mais la pierre était devenue un nid
Sur lequel déposer son âme
La pierre avait dévoilé son secret.

Elle est sortie grandie de l’épreuve minérale
Elle a bu à la source chaude
Un lait d’opale infusé de son présent
Dans un sourire d’étoile

Son pas était léger.

Cette paix qui s’inscrit dans un être
Cette paix intérieure
Il te faut la trouver pour la partager
Cette paix que tu souhaites
Pour la terre et les hommes
Elle doit émaner de ceux qui l’ont gagnée
Pour eux
Par eux
Dans un dur combat pour la vie.

Carole Radureau (28/12/2018)

Voir les commentaires

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Rose-opale

Repost0

Publié le 24 Décembre 2018

Par Chris 73 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=19711

Par Chris 73 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=19711

A minuit résonna la naissance des trois coups
De quinze heures
Soudain la lune fit une mue sans précédent
La nacre était un fruit collant et voluptueux
Qui emplissait le ciel de ses vœux.

Le fruit avait ouvert la porte à la nacre invitée
Elle avait coupé ses ongles
Glissé un cil sur sa joue
Le fruit était confus
Il n’avait rien à offrir
C’était par une matinée sans fruits
Au pied de l’algarrobo.

La nacre était une messagère
Elle portait une enveloppe d’ongles
Tous
Déterminés
La nacre avait dit : » Nous serons les oiseaux porteurs
D’un message de paix et d’espoir,
Nous serons les tambours de la justice »

Le fruit avait souri.

C’était une matinée de rides tombées.
Une qui d’un rayon de soleil
Faisait un bouquet.

Le chardonneret initia un chant du chardon
Le fruit confus devint confit
Il rougit dans l’entre deux-pas du rêve.

La nacre avait décidé de se sucrer les ongles
C’était comme une poudre soyeuse qui ravissait les glottes
Un sucre doux comme la joie du monde
Se découvrant un jour
Parfait
Juste un jour mais pourquoi être
Modeste ?

C’était un jour où l’équité avait repris ses droits
Où la sagesse l’avait emporté
Où le monde avait bougé
Rangeant d’un coup de rein sec et décidé
Les grandes boîtes de la fortune
Le sucre avait souri
Il s’était réparti
Le fruit avait ri
Il s’était démultiplié
Dans un grand champ d’espérance
De coquelicots rouges sucrés aux noires étamines.

On y avait cru car on l’avait vu.

C’était un jour pas comme les autres
Où le point s’était enfuit par la petite porte
Où la virgule avait décuplé ses forces…..

Carole Radureau (23/12/2018)

Voir les commentaires

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Espoir de nacre

Repost0

Publié le 23 Décembre 2018

Il y a une joie pure dessinée sur la paroi
Il y a comme une lueur d’amour
Fusant telle une étoile déclarée universelle

Cette étoile était celle de la naissance
Une étoile de révolution et de laitance d’iris
Un cri et une accalmie dans une coupe de rosée

L’enfant avait faim de rires et de chants
Il était souriant et confiant
Quand le berçaient
Les
Chardonnerets

Bien à l’abri dans sa bogue d’obsidienne
L’enfant était une antenne érigée à l’amour
En son cœur se tenaient
Droits et fiers
Les troubadours

Il était fils de poètes en errance
Frère du sculpteur de la pierre
Dessinant dans les rocs invincibles
Des gargouilles pas terribles
Il était enfant des bois
Son cœur enfoui dans les fougères
Il y tétait un lait d’acacia et de fer
Aussi calorique que du miel de granite

L’enfant avait soif de marcher
Soif de liberté
Soif de lumière
Soif d’accomplissement
Son rêve
C’était un coffre au trésor abandonné sur un chemin
Laissant déborder un trop-plein de futilités
Il n’avait que faire du superflu
Son chemin était bordé de feutrine rouge-amour-et noir
Un métronome sauvage dictait l’heure du chardonneret
Un récital d’avenir
Sautait à cloche-pied sur la marelle de l’entre-vie

A minuit résonna la naissance des trois coups
De quinze heures
Soudain la lune fit une mue sans précédent
La nacre était un fruit collant et voluptueux
Qui emplissait le ciel de ses vœux…….

Carole Radureau (22/12/2018)

Par Raphaël — The Yorck Project (2002) 10.000 Meisterwerke der Malerei (DVD-ROM), distributed by DIRECTMEDIA Publishing GmbH. ISBN : 3936122202., Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=157694

Par Raphaël — The Yorck Project (2002) 10.000 Meisterwerke der Malerei (DVD-ROM), distributed by DIRECTMEDIA Publishing GmbH. ISBN : 3936122202., Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=157694

Voir les commentaires

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Quartz rose étoilé

Repost0

Publié le 23 Décembre 2018

Par Andreas Trepte — Travail personnel, CC BY-SA 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=20399278

Par Andreas Trepte — Travail personnel, CC BY-SA 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=20399278

.......L'oiseau qui vole n'a pas de maître.......


Je suis le fils du soleil
Le frère du coquelicot
Et le souvenir d’une Calliope en habit de seiche

Je suis le fils du cormoran
Qui un jour s’égara
Sur une pointe sèche de rosée
La futile baie d’un continent désabusé

Je suis l’ancêtre de la buse
Le petit neveu de l’épervier
Je fuis
Quand le geai devient rouge
Et quand la pie me tutoie

A la recherche des chardons bleus
Des fruits bien mûrs de la vie
Je snobe toute la gent ailée
Quand je trouve la table mise

Je suis le frère du casque rouge
Le grand chevalier du chardon-confit
Dans le cosmos on me salue bien bas
Ici je rêve simplement d’une sieste.

Carole Radureau (22/12/2018)

Chardonneret élégant
Carduelis carduelis
Continents : Europe, Asie, Moyen-Orient
Nichée : 4 à 6 œufs
Régime : graines (de chardon, de bardane, de bouleau, d’aulne)
Menacé : oui en France, il est vulnérable

Voir les commentaires

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oeil de faucon

Repost0

Publié le 22 Décembre 2018

pétroglyphe de la famille, culture Fremont, Etats-Unis

pétroglyphe de la famille, culture Fremont, Etats-Unis

Il y a une profusion d’images qui sautent ainsi à la vue
Il y a une source chaude qui rassure la glotte
Et dans la grotte de la vie les mots n’existent pas

Il y a un papa et une maman
Et puis un enfant
Ils semblent en paix
Entourés par le petit caniche de la préhistoire
Les compagnons anthropomorphes
Nono le petit robot de l’an -1000

La cellule est soudée
Le début d’une histoire
Un air qu’il plaît à conter
Une chanson évidente

Tout fut fruit et germination
Tout était pérennité
Non pas que l’on calculât
Non pas que l’on programmât
Non : il fallait s’adapter à ce qu’envoyait
La vie

On était famille comme le mammifère l’était
On vivait au sein de sa famille
Comme les autres êtres vivants
Et pourtant
L’attachement
Et pourtant
La tendresse
Et pourtant
L’équilibre

Il y a une joie pure dessinée sur la paroi
Il y a comme une lueur d’amour
Fusant telle une étoile déclarée universelle…..

Carole Radureau (22/12/2018)

Voir les commentaires

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Peint à l'ocre rouge

Repost0

Publié le 21 Décembre 2018

Par Libro del Árbol, Tome II, edited by Celulosa Argentina S. A., Buenos Aires, Argentina, October 1975. The visual material is not explicitly copyrighted, but the editors thank Mr. Jorge Vallmitjana for his photographic contribution., Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=291004

Par Libro del Árbol, Tome II, edited by Celulosa Argentina S. A., Buenos Aires, Argentina, October 1975. The visual material is not explicitly copyrighted, but the editors thank Mr. Jorge Vallmitjana for his photographic contribution., Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=291004

Il n’y aura que le présent lumineux
Et le fruit de l’algarrobo
Comme un bonbon à partager de bouche en bouche

Son trésor est né dans la sécheresse confuse du Gran Chaco
Son trésor est un espace vital
Haut perché en calories :
On le nomme patay

Sur cet arbre de noël
Les guirlandes sont des espaces délimités par le temps
Les boules sont les gousses du patay
Gorgées de nutriments
De petits sujets sont de multiples oiseaux
Des insectes et des êtres malicieux
Fruits de la cosmovision des peuples
Son tronc n’est point coupé car on ne coupe pas l’arbre sacré
Sinon pour en faire des charpentes ou des portes
Des objets utiles à l’homme chaque jour
Il n’y a point de cadeaux aux pieds secs de l’arbre
L’arbre est le cadeau :
365 jours par an
Ibope-para « arbre mis en travers de la route pour manger »
Connais-tu autre chose que la vie puisse t’offrir de plus beau ?

Là où la nature
Ses fruits
Ses cours d’eau
Ses sommets
Sa terre
Ses animaux
Est vénérée pour cela
Là où elle suffit aux hommes
Là où elle est essentielle
Il n’y a pas de dons car la nature est le don
Il n’y a qu’une reconnaissance
Pour sa présence à nos côtés

Tu es loin de moi algarrobo, arbre sacré
Je regarde mon sapin de Nordmann sa parure son allure
Son message son attente sa communion en famille
Je me dis que j’aimerais goûter au fruit du caroubier blanc
Entendre chanter les Guaranís et leurs frères du Chaco
Entendre résonner les maracas comme une magie inconnue
Je ne suis pas de là-bas je suis d’ici et rien ne me fera regretter ma place sur cette terre
Je veux simplement par ce poème dire la simplicité dire la valeur dire ce qui semble loin de notre civilisation
Et penser aux frères indigènes d’ici et de là-bas
Penser aujourd’hui comme chaque jour à leurs luttes ici-bas
C’est un leitmotiv porteur
La lutte d’une vie
Une qui fait se lever avec la joie d’être
Une qui fait se coucher avec la force de conviction
L’arbre est un compagnon de route
Un volume
Qui veille et qui croît de toute sa force
Les bras toujours plus haut vers le ciel
Les pieds toujours plus profonds
Dans la couche chaude de sa mère, la terre

Il y a une profusion d’images qui sautent ainsi à la vue
Il y a une source chaude qui rassure la glotte
Et dans la grotte de la vie les mots n’existent pas…..

Carole Radureau (21/12/2018)

Voir les commentaires

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Caroube confite

Repost0

Publié le 20 Décembre 2018

La poésie sans fin : La fougère fait un vœu

La bruine a décidé de ternir la pierre
La bruine a dit : pluie ne te rends pas
Et dans un soupir de verdure et de féerie
La fougère a décidé
Cette année de faire un vœu :

Je veux entendre le bruit du tambour
Rebondir sur le cœur tendre des anges
Je veux que la musique fuse
Dans un coquillage de verre et de fer
Qu’elle naisse
Apparente

Je veux voir danser les nuages
Pieds nus et tête coiffée
D’un bel uppercut à sept coups
Et dans leur coiffe élaborée
La plume du pygargue
Sera la reine de la prairie

Je veux que la pluie soit une cousine croisée
Epousée un soir d’accalmie
Embrassée à pleine bouche de fougère
Avec la fougue de l’amour des bois frais

Je veux que les étoiles soient des mobiles
Subtils
Qu’elles tintent telles des clochettes de renne
Chauffées au lait chaud infusé de tapioca

Je veux que la terre se torde de rire dans un déshabillé
D’argile et de chlorophylle
Qu’un geai lui picore les seins comme pour suivre le rébus de son cœur
Je veux que la mer soit une passoire à diatomées
Que le plancton danse la rumba au son des moules marinières
Que le lamantin nous élabore un nouveau chant des sirènes
Avec une gamme de nougats aux couleurs d’arc-en-ciel

Je veux enfin que tout soit joyeux enjoué et gai
Sur la terre
Le cosmos
La terre-mère
Les elfes des bois
Les créatures marines
Tous unis pour décréter : 365 jours de joie
Que l’amour naisse dans chaque grain de riz
Dans chaque sourire un virage de satiété
Dans chaque poignée de main un lendemain qui chante
Dans chaque baiser un sucre roux
Dans chaque embrassade un chemin accompagné par l’étoile de lumière

Il n’y aura que le présent lumineux
Et le fruit de l’algarrobo
Comme un bonbon à partager de bouche en bouche….

Carole Radureau (18/12/2018)

Voir les commentaires

Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Coeur de malachite

Repost0