Publié le 29 Octobre 2022

 

……fragments de Vivarais……

 

Viens, mon petit

Sous mon petit parapluie

Tout délicatement déployé

Fruit de la témérité

Je suis grand et te protèges

Toi, tu passeras à travers les gouttes

Car mon cœur est un abri

Trop grand pour un.

 

Viens, mon petit

Tu sais, de la pluie

Nous naissons

C’est ainsi depuis la nuit des temps

Pourtant

Même en cas de mauvais temps

Nous aimons

Etre à l’abri des

Frimas.

 

Peuple des sous-bois

Amateur de fraîcheur

De pénombre et puis

D’intimité

Nous cultivons

L’appartenance

Au quartier de la Bonne Tourbe

Et de l’eau pure

Si dans le coin il y a un endroit

Sûr

C’est

Pour nous.

 

Parapluies des bois

Du grand jusqu’au tout petit

Parapluies gigognes

Non pas que de l’un à l’autre

Se rétrécissent nos propos,

Nos évidences,

Nos passions, c’est

Juste

Histoire

D’être

Bien

Alignés.

 

Carole Radureau (29/10/2022)

 

Inspirée par cette photo de Serge

 

Petit parapluie

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Fragments de Vivarais

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Publié le 26 Octobre 2022

 

La poésie est partout

Même là où on ne l’attend pas

Sur le lit de lentilles

Non pas sur le plat

La petite vie sincère

Se chauffe

Corps contre corps

Fait corps contre le vent tournant

C’est un ballet inachevé.

 

Le lit est tout simplement parfait

On pourrait dire un green

C’est mieux que ça

Naturel    éternel    vertement compris

Avec

Posé

En son milieu

Non le nénuphar

Sinon le bouquet…..

 

 

…….un bouquet de cygnons

Non, pas le vilain petit canard

De magnifiques bébés au bec noir

Brillant

Aux yeux pétillants

Qui ne dansent pas le Lac des cygnes.

 

Ils sont là,

Immobiles

Tableau de la vie sublimée

Quand la nature prend la pose

L’œil,

Ravi,

Dispose,

Et la poésie

Se sert comme d’habitude

Avec son petit appétit opportuniste.

 

Carole Radureau (26/10/2022)

 

Par Rhododendrites — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=80275875

Par Rhododendrites — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=80275875

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux muses

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Publié le 25 Octobre 2022

 

……..fragments de Vivarais……

 

Comme un petit lutin

Blanc

Jaillit

Entre les épines de pin

Désordonnées

Humides

Contentes de pouvoir

Enfin

Glisser telles des dents

Sur la branche d’un peigne

Comme une petite fée

Pure et vierge

Dans son état de nature

Avec son lait pressé

Ses lamelles sûres

Son pied bien assuré aussi

On dirait une apparition en ombre chinoise

Ombrelle

Faite d’une parcelle du rêve d’été

Trop achevé, qui

D’ailleurs n’en finit toujours pas

Et les champignons ?

Sont-ils les rois par ce chaos

Ce grand quiproquo :

Oui :

On le voit

Occurrence blanche, n’est-il pas

Encore terminé,

Est-il comme un lait trop tôt tiré

Veut-il nous alerter de quoi que ce soit

Est-il une licorne aux abois

Ou un mage sorti de la boîte de Pandore

Ou un bonbon à la liqueur

Dont ne reste que le jus blanc   sève laiteuse

Ou encore un domino qui a divorcé

Dont l’unique point dépité

S’est planté droit en terre pour donner

Naissance à un champignon ?

 

Carole Radureau (25/10/2022)

 

Inspirée par cette photo de Serge

Occurrence blanche

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Fragments de Vivarais

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Publié le 24 Octobre 2022

 

 

« Un être humain, c’est une personne qui pense avec son cœur, qui cherche toujours à faire le bien et qui respecte tout, jusqu’au moindre caillou. C’est quelqu’un qui est persuadé que ce minuscule caillou va lui parler et lui enseigner quelque chose. Quelqu’un qui connaît la raison de notre présence sur terre, de la pousse des plantes, de l’existence du ciel et des quatre saisons. Un être humain comprend la nature. Il n’oublie jamais qu’il ne vaut pas mieux qu’un autre et que nous sommes tous égaux quelles que soient notre langue ou notre couleur de peau. C’est ça un être humain. » Bessie, femme Navajo in Au-delà des quatre coins du monde d’Emily Benedek

 

Le petit caillou de l’humanité

De son corps

A fait trébucher

Le monde…..

Il s’est confronté

A

Chaque

Personne

Sur cette terre,

Qui a deux jambes et peut marcher

Sur le chemin

Grandissent et croissent

Les cailloux.

 

Ceci,

C’était un test

Non pas un test pour savoir

Si l’être humain sait tomber,

Non,

Mais un test pour savoir

S’il le reconnaît le caillou,

Comprend tout à coup

Qu’il n’a pas trébuché

Sur cette pierre

En vain.

 

Chacun a un caillou à la taille de son espérance

Ou de son ignorance

Certains ignorants ont des pans de montagne entiers,

Tout droits comme des murs insurmontables

Qui ont poussé dès lors

Qu’ils ont,

Au lieu de trébucher

Ecrasé le caillou tout

En

L’

Insultant.

 

D’autres ont gardé

Avec une grande tendresse

Le petit caillou du croche-pied

Et

L’ont

Aimé

Comme

Il

Se

Doit.

 

Ils l’ont même encore

Dans leur poche

Le tâtent et le soupèsent

Comme un compagnon de route

Qu’ils posent sur la table

De la réunion

Près du crayon.

Il est là

Il irradie

Sa joie d’être

Sa joie tellurique

Son petit corps de pierre

Emettant la chaleur d’une énergie

Que l’on ne peut mesurer

Que ressentent uniquement

Les êtres inspirés

Qui ne se croient pas

Au-dessus de tout.

 

Ils ne gagneront rien,

Non,

Les êtres humains doux

Avec les cailloux

Qui ont compris

La leçon d’humanité

Ils ne seront ni riches sauf en sagesse

Ils ne seront pas célèbres du moins pas dans le grand monde

Ils ne pourront certes pas

Arrêter la décadence du monde avec leurs seules mains

Leurs seuls mots

Leurs grandes pensées pures,

Non,

Personne ne les écoutera

Car, ceux qui n’écoutent pas ont toujours les pouvoirs

Ce sont ceux qui ont marché très tôt sur la pierre.

 

Alors ceux-là pensent et parfois disent

A quoi sert d’être bon et d’être humain

Dans ce monde où gagnent toujours la haine, l’argent, le lucre et la misère ?

Ils enseignent cette leçon à leur progéniture :

"Marche sur la pierre et piétine tout ce que tu peux"

Dans la cour d’école, ils devancent toujours les autres,

Ils veulent toujours être les premiers

Ils ne sont jamais conciliants

Ils aiment se moquer des pierres qui roulent

Encore plus de celles qui pleurent.

 

C’est ainsi que va ce monde

Un monde où la conscience de la pierre

De l’unité et de l’énergie est minime.

 

Un monde où le mal gagne toujours

Où il met dans sa poche toute les vilenies possibles

Pour arriver à ses fins

Et d’autres

Continuent

De rouler la petite pierre dans leur poche

A enlacer le tronc de l’arbre

En lui disant

Des mots doux

Et à remercier la Terre-Mère

Pour ses dons

Avec de maigres présents

Qui viennent

Du cœur

Pierre ou cœur jamais de pierre

Car la pierre, le caillou

Ont un cœur qui bat tout doux

Moi,

Je l’entends

Non pas avec mon oreille car je ne peux pas m’en servir

Je l’entends contre mon cœur

Car sa veine bat à l’unisson

De la mienne

Comme la veine de la Terre bat

A

L’unisson

Des êtres

Qui se savent

Humains.

 

Carole Radureau (24/10/2022)

 

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Agate mousse, #Terre-mère

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Publié le 23 Octobre 2022

 

…….fragments de Vivarais……

 

J’ai posé mon caillou,
Là,
Sur ce caillou-ci que
Tu avais posé avant moi,
Sur celui de mon aïeule
Sur celui du sien et ainsi de suite.

Ça fait un joli petit muret de cailloux
Comme cela, tout branlants,
Qui n’ont pas l’air équilibrés mais
Pourtant,
Qui le sont
…..car ils sont tout d’énergie remplis
De cette énergie du don
De cette énergie du merci à toi, petit caillou
Qu’un enfant, qu’un homme, une fille, une mère
Lui ont glissé dans sa petite oreille de caillou
Qui s’est crû
Tout à coup
Grand comme tout !
Grand comme une colline ou même ;
Une montagne !


Tout à coup le caillou a un cou
Un long cou pour porter une tête
Bien faite
De celles
Qui pensent et pensent bien
C’est-à-dire pensent comme nous
(parce que c’est ainsi que cela fonctionne le plus souvent)
Le caillou au long cou
Peut le tourner en avant en arrière et ainsi
Voir le monde
Comme il va ce monde
Et il réfléchit
Parce que
Evidemment
Même si alentour, les châtaignes sont là et tombent
Même si l’air n’est pas trop vicié dans cette contrée
Même si le caillou est le roi du moment présent
Il voit bien qu’ailleurs
Ça ne va pas trop bien
Même ça va très mal et 
Comme
Les choses
Semblent
S’
Accélérer…….
Ce qui semble faire peur au caillou
Qui une seconde sort de son moment présent
Son cou se tourne brutalement :
Le voici avec un torticolis !

Ah ! oui, ça va mal dans le monde !
Mais pour moi ;
Qu’est-ce que cela change ?
Ne serais-je pas identique
Dans quelques siècles
Si la masse ne réduit pas mon doux cou
En poussière
Ne serais-je pas encore là dans des centaines d’années
A lire (parce que je sais lire)
Des poèmes de poétesses qui veulent unir
Leurs mots aux petits cailloux précieux
Du
Vivarais ?

Pour l’homme (et la femme)
Il
En
Est
Autrement.

Hélas !
C’est ainsi que tournent les choses
Quand on n’a pas su s’unir
Comme des pierres
Pour monter un mur d’inviolabilité.
Ensuite
Il faut subir
Se laisser tirer par un char qui avance à grands pas
Ecrasant tout sur son passage
Jusqu’à ne conserver que 
Seuls,
Ceux
Qui
Ont
Les moyens
De
Survivre
C’est-à-dire ni toi, ni, toi, ni toi…..

Et moi, petit caillou
Je briserai mon long cou
Pour le remettre, œuf dans son nid
Jusqu’au moment futur

La 
Poésie
Reviendra vers moi, vers mes frères cailloux
Et de ses yeux doux, de son regard photographique
Me fera comprendre
Comme nous ne sommes tous qu’
UN
Sur
Cette
Planète !

Carole Radureau (23/10/2022)


Inspirée par cette photo de Serge

Le petit caillou qui ne s’oublie pas

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Fragments de Vivarais

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Publié le 20 Octobre 2022

 

…….fragments de Vivarais……

 

 

 

Deux boucles s’entrelacent encore

Comme des cheveux bien rangés

Sur une tête blonde aux Boucles d’or

Mais il en faut de peu

Que le temps ne les efface.

 

Droit comme un soldat de l’armée rouge

Le bâton du 1 semble résister :

Elle date, la très très vieille maison

Elle n’est déjà pas de ce siècle-ci

Le sien commence par un 1 : la preuve !

 

Mais voilà que la pierre faiblit

La pierre de la mémoire fléchit

Se laisse envahir peu à peu, le

Temps, la

Colonisation, la

Capitulation ?

 

Le lichen et la mousse sont

D’ardents combattants, de ceux, qui,

Jamais,

Ne baissent les bras, surtout,

Quand il est l’heure

D’occuper

Le

Terrain.

 

La pauvre et très très vieille maison

La vieja casa tremble

Elle tremble de rage et de colère

Se contorsionne pour dire :

Effacez-moi ça, je veux un tableau de pierre

Où résonne et tinte, fière

La date de ma naissance !

 

Ya Basta ! dit-elle, ça suffit la colonie !

Je veux bien encore être gentille et me

Laisser,

Cœur bon et tendre, gagnée

Par l’environnement, car environnement, je suis

Depuis tant de temps

Mais, voilà ! : un peu de respect

Je suis une vieille vieille dame, non pas usée,

Non pas voûtée, juste un peu envahie

Par

L’

Adversité.

 

Faisons un peu de ménage

Redonnons au chiffre le sens de la date

Il faut, non de non,

Que le respect règne ici sur moi-même

Maison née de la pierre,

Trempée de pierre, amoureuse

De la pierre, maison fille de

La pierre et mère, grand-mère, arrière-grand-mère

De cette pierre qui a, un jour

Reçut

L’

Estampille

Pour se souvenir !

Pour garder la mémoire !

Ma mémoire et la vôtre.

 

Carole Radureau (20/10/2022)

 

Inspirée par cette photo de Serge

La pierre et la mémoire

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Fragments de Vivarais

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Publié le 19 Octobre 2022

Les paroles comptées du champignon et le cosmos impatient

 

 

……fragments de Vivarais et de Magnanville……

 

 

Il y en a sous son chapeau

Autant de lamelles

Bien rangées

Que de paroles à compter

Dans un vers, dans le sens d’une rime.

 

Le champignon

C’est la boîte à mots.

 

Le petit parasol automnal

De la poésie

Sous laquelle la muse

Attend,

Ravie,

Que vienne s’épanouir

Sur sa langue amoureuse

La parole tourbée.

 

Et puis, là-haut

Sous un soi-disant « été indien » le

Cosmos

Prend des airs pleins d’entrain :

Il a du retard à rattraper

Des bourdons à régaler même

Un peu tard

Et sur ses joues il glisse

Le rose de l’incompréhension.

 

Il a envie d’une chanson

Ou d’un poème

Pour rivaliser avec l’automne alors

Que lui, il lui semble bien

Que c’est un retour à l’été

Qui le mène

Par le bout du nez.

 

Aussi bien poème de champignon

A l’abri, sous son pavillon de cavalier

Que dans l’été habillé en robe de daim perlée

Le temps prend ses aises

La terre-mère nous offre encore ses bienfaits

En nous bordant de sa sobriété, toute

Trouvée : nul besoin de chauffage

Quand le cosmos a

Dans son corsage

Le feu aux joues, les ébats un peu

Fous

D’une montée de sève

A l’envers d’un décor pas comme les autres.

 

Carole Radureau (19/10/202

 

Inspirée par cette photo de Serge

Et cette photo de mon jardin

Les paroles comptées du champignon et le cosmos impatient

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Fragments de Vivarais

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Publié le 17 Octobre 2022

 

 

……..fragments de Vivarais……

 

 

Symphonie sur le toit.

Symphonie moutonnante.

Symphonie moussonnante

Qui puise dans le troupeau

Qui plonge dans la mousson

Pour habiller sa tuile

à la mode automnale.

 

Du plus beau vert.

De la plus belle déclinaison.

 

Ici ?

 

Mais ce sont les prairies palousiennes

Qui sans rougir déploient

Leurs mille ailes

De volupté humide.

Loin de moi l’idée de développer

Car lesdites prairies à présent

Ont troqué leurs herbes folles

Contre des plantes cultivées

Certainement génétiquement modifiées

Nul doute qu’ils ne sont plus nombreux

Les petits oiseaux

Qui nichaient dans de la laine de bison

Bien à l’abri dans leur trou.

 

Mais je m’égare.

Je m’étais vue, hussarde sur le toit

Ardéchois

Avec une mapa pour ne pas perdre ma muse

Qui, quand elle se réveille

S’envole et il faut la suivre.

 

Ici ?

 

Mais on dirait la nature même de la forêt

D’Huelgoat

A coloniser chaque tronc

A partir à l’assaut des géants

Pour qu’une fois installée la mousse

Serve

De trépied

Aux dames fougères opportunistes

Celles qui rêves de conquérir l’espace

Ou de se prendre pour des gardiennes de phare

Dans la forêt perdue aux petits korrigans.

 

Et je m’égare encore.

 

Ici ?

 

Mais c’est le Vivarais.

Plus humide qu’il n’y paraît.

La mousse hussarde à conquis le toit

De la très très vieille maison

Qui ne s’en plaindra pas

Car elle en a vu d’autres !!

Plein d’autres dans son histoire

De spectatrice des gesticulations humaines.

 

La maison a chaud sous sa couverture végétale.

La maison fait de beaux rêves quand elle laisse errer ses pensées

Sur son tendre petit duvet.

La maison n’a pas de doutes ni de colère ni d’attentes.

Elle se laisse bercer par l’air changeant

Par la poésie de sous-bois qui la borde chaque soir

Comme une reine qu’elle est, la

Très très vieille maison toute de pierre

Sans courbatures

Pleine de siècles encore à regarder le monde

Avec sa petite nature-même comme compagne.

 

Carole Radureau (17/10/2022)

 

Inspirée par cette photo de Serge

Symphonie sur le toit

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Fragments de Vivarais

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Publié le 10 Octobre 2022

 

Donnez-moi l’arbre qui chante

Car son poids ploie sur le fruit de la pomme d’or

J’y plongerais avec délice : mieux !

Vous pourrez me photographier !

 

Je sais comme vous êtes impatients

De voir ma jolie petite frimousse

Vous avez été patients

Deux étés à entendre les symphonies

A voir de brèves envolées, rapides comme l’éclair

Et rien au demeurant

Juste une suspicion

Sans même savoir si nous étions garçon ou fille

Papa ou maman ou bien les deux.

 

Dans cet arbre providentiel

Le fruit n’est pas des plus tendres

Mais il faut adapter son régime aux circonstances

Là où la figue fond sous la glotte

La pomme d’or grince sur le semblant du bec

Comme un caillou difficile à saisir

Qu’importe dis-je, ceci est mieux que la soupe

Aux cailloux

L’été à été rude mais ici, dans ce jardin

Il y a de la ressource.

 

Nous avons concouru cet été pour le plus beau chant

Notre compétiteur est Bec d’or le merle noir

Et un autre concurrent, peut-être un fils de la saison passée

Qui chante un chant plus révolté

Nous autres sommes sur le même ton

Mais c’est très mélodieux

Ça se mêle bien au disque du merle qui lui est plus varié

Le merle et nous sommes sur les mêmes diapasons

La pomme d’or, l’amélanche, la figue, la cerise, le sureau et l’amour

Des troubadours

Chanteurs de mieux.

 

Profitez de nos belles petites physionomies

Aujourd’hui, le sourire est gratuit

C’est pour remercier les humains de leur patience

Aussi, de leurs plantations.

 

Nous oserions, nous ferions une petite demande pour l’an prochain :

Un sureau siouplait, ce serait tellement bien.

 

Il va falloir le commander au père noël

Ce n’est pas son prix qui coince

Non, c’est son côté balado, gars de la campagne, des talus,

Des chantiers

Il faut oser le faire entrer dans le jardinet, mais on osera

C’est un nouveau défi

Ou une occasion de lâcher prise

A voir.

 

Carole Radureau (10/10/2022)

 

Inspirée par ces photos de mon fils Gianni

 

Fauvettes à tête noire, la tête noire c’est monsieur, la tête rousse, c’est madame.

Symphonie des oiseaux – La pomme d’or
Symphonie des oiseaux – La pomme d’or
Symphonie des oiseaux – La pomme d’or
Symphonie des oiseaux – La pomme d’or

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Oiseaux muses, #Gianni ou fragments de vie sauvage

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Publié le 7 Octobre 2022

 

 

, là où le fruit chante,

Je suis,

Fruit de la vie, fruit

De l’espérance, bec

En dormance mais non,

Pour la faim.

 

, je ne suis pas née

Avec un frein, à

L’estomac, j’ai la glotte

Chatouilleuse de celles

Qui ne s’en laissent jamais,

Jamais,

Compter…..

 

Il me faut de l’évidence

De la mûreté et de la tendreté,

Des mots, à mi-maux avalés

Par le dictionnaire des elfes,

Qui ne sont pas mes voisins de volonté

Sinon mes voisins de cœur.

 

Là où le fruit chante,

Je

Chante,

C’est ainsi que va

Ma journée de délicatesse et

Je l’emplis, l’air, je

L’

Emplis,

Je ne suis pas

Radine

Sur mes notes de musique

D’ailleurs elles m’ont été généreusement

Offertes

Si vous voulez, c’est un don

Mais un don de l’offre, non,

Un don du dieu des Oiseaux,

Un elfe qui paraît-il est si beau

Que personne ne l’a jamais vu.

 

C’est comme chez les hommes,

Probablement

On imagine en se laissant bercer

Par des notes habillées de doux murmure

Fruit de la mûre enfant du sureau

Tout sucre toute vitamine toute eau

Qui glougloute dans la glotte

Donne un chant particulier,

 

, que vous n’entendrez plus car c’est fini,

L’été…..

……mais pas pour les photographes car,

Quand l’arbre perd ses feuilles, l’œil

Gagne

En clarté et là,

Je me fais prendre en flag de délice de figues

Et d’autres confiseries de pâtes de fruits automnales

Mais ça

C’est pour un autre rendez-vous poétique.

 

Carole Radureau (07/10/2022)

 

 

Inspirée par cette photo de Serge

Fauvette à tête noire dame

Fauvette à tête noire dame

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Rédigé par caro et hobo

Publié dans #Fragments de Vivarais, #Oiseaux muses

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